Parti Animaliste

Quelles sont vos propositions pour que l’Union Européenne incite les États-membres à réduire efficacement leurs impacts socio-environnementaux et climatiques (pollution de l’air, l’eau et les sols, érosion de la biodiversité, impacts des industries et de notre consommation sur les populations etc…), en Europe comme dans le reste du monde ?

« D’un point de vue environnemental et climatique, le lien étroit avec la production alimentaire est depuis longtemps connu. A ce titre, nous proposons d’accompagner l’évolution des pratiques alimentaires :
● Établir un objectif européen de réduction de production et de consommation de produits d’origine animale de 40 % d’ici à 2030 et de 70 % d’ici à 2050 dans une perspective éthique, environnementale et sanitaire
● Mettre en place un menu alternatif quotidien végétalien dans la restauration collective des états membres (cantines scolaires et universitaires, restaurants des administrations publiques,
restaurations hospitalière et pénitentiaire, maison de retraite pour les établissements publics et privés)
● Indexer les taxes des produits alimentaires sur une empreinte environnementale prenant notamment en compte les émissions de gaz à effet de serre induits par l’élevage
● Appliquer à tous les États membres une TVA à taux réduit (5 %) pour les légumes, fruits, autres produits végétaux et les alternatives végétales
● Développer la recherche et la production de la « viande cultivée » et des alternatives à la viande « animale ».
● Renforcer les normes environnementales afin de réduire les impacts négatifs de l’agriculture sur les animaux sauvages et leur environnement »

a) Quels sont les intrants chimiques (pesticides, herbicides, engrais…) à interdire ou encourager selon vous et par quels moyens ?

« Notre objectif est d’assurer la protection des animaux et de leur habitat. A ce titre, il convient de limiter et de rapidement supprimer les intrants chimiques ayant des impacts négatifs connus sur les populations animales, comme les insectes et conséquemment leurs prédateurs comme les oiseaux.
Nous souhaitons poursuivre et approfondir le travail commencé autour de la loi Grenelle I en ayant des objectifs plus ambitieux en matière de protection des écosystèmes, des individus et du climat. »

b) Êtes-vous favorable au maintien d’une Politique Agricole Commune au niveau européen ? Quels mécanismes de redistribution des aides entre les différents types de fermes ou d’agriculteurs souhaitez-vous privilégier ?

« À l’heure actuelle, 1,54 % seulement du budget de la PAC est consacré aux mesures en faveur du bien-être des animaux. Il est temps de sortir de ce modèle. La France, en tant que premier producteur agroalimentaire en Europe, a les moyens de peser suffisamment dans le débat intergouvernemental pour que la protection animale devienne une priorité dans la mise en oeuvre de la PAC et pour obtenir une diminution de l’élevage et de la pollution agricole.
À l’heure où 82 % des Européens estiment que les animaux d’élevage devraient être mieux protégés qu’aujourd’hui (Eurobaromètre 2016), la condition animale devrait être une priorité dans la mise en oeuvre de la PAC.
Le Parti animaliste porte les mesures suivantes :
● Interdire la création de nouvelles exploitations basées sur un système d’élevage intensif ou industriel et programmer l’arrêt progressif de leurs subventions
● Améliorer la transparence des aides et des bénéficiaires de la PAC en publiant les données sous un format exploitable conforme aux principes de l’ open data
● Réorienter une partie des subventions de la PAC vers des aides à la reconversion des céréaliers et des éleveurs en faveur d’une production alimentaire éthique, saine, durable et destinée à nourrir directement les humains (71 % des terres agricoles sont actuellement exploitées pour nourrir les animaux d’élevages)
● Encourager les jeunes agriculteurs à s’orienter vers la production de fruits, légumes et légumineuses
● Réformer le système du Soutien Couplé Facultatif (SCF) , qui finance majoritairement la filière boeuf et veau et la filière lait (secteurs en déficit chronique) en faveur de la production végétale (fruits, légumes, légumineuses) »

c) Comment concevez-vous la cohérence des politiques entre l’interdiction de culture des OGM sur le territoire français et l’importation massive de produits issus des cultures OGM dans le même temps ? Quels outils mettre en place ?

« Le Parti animaliste est un parti monothématique qui ne se positionne donc que sur la question animale et les thématiques qui s’y rapportent.
Aussi, si la Commission fait une proposition concernant les cultures OGM, le Parti animaliste interviendra pour que les intérêts des animaux soit pris en compte et que leurs habitats soient respectés. Il proposera des amendements en ce sens. »

a) Quels facteurs environnementaux ou sociaux devraient être pris en compte dans l’attribution des aides au développement des territoires ?  Souhaitez-vous que les orientations politiques en termes d’aménagement du territoire fixées par l’Union Européenne deviennent davantage contraignantes ?

« Il est important que les critères environnementaux, sociaux et éthiques aient un aspect prioritaire sur l’attribution des aides au développement des territoires. »

b) Souhaitez-vous que l’Union Européenne mette en place une politique active dans la création d’autoroutes ferroviaires ?

« Le Parti animaliste est un parti monothématique qui ne se positionne donc que sur la question animale et les thématiques qui s’y rapportent.
Aussi, si la Commission fait une proposition concernant les projets de création d’autoroutes ferroviaires, le Parti animaliste interviendra pour que les intérêts des animaux soit pris en compte et que leurs habitats soient respectés. Il proposera des amendements en ce sens. »

c) Est-t-il pertinent de développer les transports électriques ? Si oui, par quels moyens ?

« Le Parti animaliste est un parti monothématique qui ne se positionne donc que sur la question animale et les thématiques qui s’y rapportent.
Aussi, si la Commission fait des propositions pour le développement des transports électriques, le Parti animaliste interviendra pour que les intérêts des animaux soit pris en compte et que leurs habitats soient respectés, autant dans l’extraction des matériaux nécessaires que dans la construction et l’utilisation de ce type de transports. »

a) Pensez-vous que l’objectif de 32 % pour la part d’énergie renouvelable dans la consommation énergétique européenne en 2030 est (une réponse possible) :

 Trop élevé
 Adéquat
 Insuffisant

b) Que proposez-vous pour que l’Union Européenne atteigne cet objectif, ou celui que vous souhaitez fixer ? Quelles énergies renouvelables faut-il favoriser ?

« Le Parti animaliste est un parti monothématique qui ne se positionne donc que sur la question animale et les thématiques qui s’y rapportent.
Aussi, si la Commission fait des propositions pour le développement des éoliennes, le Parti animaliste se positionnera pour interdire la mise en place d’éoliennes dans les lieux particulièrement fréquentés par les animaux marins, dans les couloirs migratoires des oiseaux et chauves-souris ainsi qu’à l’intérieur et à proximité des zones Natura 2000.
De la même façon, le Parti animaliste s’opposera aux projets de méthanisation si ceux-ci justifient la création de nouveaux élevages industriels où les animaux sont utilisés comme des ressources et non pas
considérés en tant qu’êtres sensibles. »

c) Quelles mesures proposez-vous en termes de sobriété et d’efficacité énergétique ?

« Le Parti animaliste est un parti monothématique qui ne se positionne donc que sur la question animale et les thématiques qui s’y rapportent.
Le Parti animaliste se positionne plutôt en premier lieu en faveur d’une diminution de la consommation d’énergie. Pour cela, la réduction de la part de l’élevage, grand consommateur et gaspilleur d’énergie, fait partie des mesures qu’il soutient. »

d) Soutiendrez-vous des mesures visant à limiter l’impact socio-environnemental et climatique des carburants importés et consommés dans l’Union européenne (sables bitumeux, GNL, agrocarburants tels que l’huile de palme…) ? Si oui, lesquelles ?

« Nous soutiendrons toutes les mesures visant à réduire l’impact néfaste sur les animaux et les humains dû à l’extraction, l’importation, la consommation mais aussi la fabrication des carburants. »

a) Souhaitez-vous que l’Union européenne impose des normes ambitieuses de réparabilité, de réincorporation des matériaux recyclés et d’approvisionnement responsables sur les produits et logiciels ?

« L’obsolescence programmée et la non utilisation des matériaux recyclés vont à l’encontre de nos valeurs et de notre projet. Imposer des normes ambitieuses c’est permettre une réduction de notre impact sur notre environnement qui est aussi celui des autres animaux. Il nous est important de faire en sorte que ceux-ci puissent vivre dans un milieu naturel non pollué. De même que l’extraction de nouveaux matériaux qui détruisent des terres et des rivières (qui sont des lieux de vie) est une aberration alors même que nous ne valorisons pas assez nos déchets. »

b) Êtes-vous en faveur de l’adoption d’objectifs de réduction (absolue) de la production et de l’importation d’objets du quotidien (textile, électronique, etc.), en particulier de produits particulièrement polluants ?

« Nous nous positionnons pour ces objectifs et dans tous ceux qui peuvent permettre de promouvoir un mode de vie décarboné pour lutter contre l’acidification des océans et ses conséquences sur les animaux marins. En plus des objets du quotidien, il est important de rappeler que les animaux dans les élevages sont nourris avec des céréales et du soja importé ce qui entraîne une déforestation et une pollution des océans. »

a) Quelles propositions souhaitez-vous porter au Parlement Européen pour inciter les entreprises à être plus responsables, en particulier sur leur impact environnemental ?

« Les entreprises et les gouvernements doivent prendre en compte les animaux et leurs habitats notamment pour les nouveaux projets des industries extractives. Il est nécessaire de réensauvager des
territoires en luttant contre l’artificialisation des terres, l’étalement urbain et la fragmentation des milieux.
Nous souhaitons rendre obligatoire la mise en place jachères mellifères et de haies, bosquets et mares sur les terrains agricoles via le dispositif SIE (Surface d’Intérêt Écologique) afin de permettre aux insectes
et aux oiseaux de retrouver des espaces de vie et de reproduction. Nous voulons inciter les entreprises à ne plus produire du suremballage et interdire la production et la commercialisation des objets en plastique de grande consommation à usage unique et interdire progressivement l’importation de produits issus de nouvelles déforestations (huile de palme, céréales, soja destiné aux animaux d’élevage…).
Nous voulons intégrer dans les relations diplomatiques et commerciales des clauses liées aux conditions de vie des animaux, tant au niveau européen qu’international, telles que : adopter des sanctions  commerciales à l’encontre du Japon, de la Norvège, de l’Islande et des îles Féroé tant qu’ils poursuivront leurs agissements envers les cétacés (dauphins, baleines). »

b) Souhaitez-vous porter l’adoption au niveau européen d’une norme contraignante sur le respect des droits humains et de l’environnement par les multinationales tout au long de leur chaîne de valeur (filiales, sous-traitants, fournisseurs) ? Soutenez-vous le projet de traité sur les multinationales et les droits humains actuellement négocié à l’ONU ?

« La proposition au niveau européen d’une norme contraignante sur le respect des droits humains et de l’environnement serait bien évidemment énergiquement soutenu par le Parti animaliste. Nous soutenons toute proposition en faveur d’une protection des individus, qu’ils soient humains ou animaux. »

c) Pensez-vous que les accords de libre-échange et les tribunaux d’arbitrages (mécanisme de résolution des différends Investisseurs-Etats prévu dans les accords de libre-échange) soient bénéfiques à l’environnement ?

« L’échange commercial à l’échelle globale ne peut pas être bénéfique à la situation climatique actuelle. La mondialisation globalisée apporte de nombreux avantages économiques aux états, et parfois aux populations, mais jamais au climat. Dans un contexte de dérèglement climatique de plus en plus intense, il est indispensable de repenser une économie plus locale et minimisant, voir supprimant ses déchets.
Les tribunaux d’arbitrages, fonctionnant en dehors des instances juridiques étatiques, permettent aux grands groupes industriels d’avoir un poids équivalent ou supérieur à celui de l’intérêt général,  théoriquement représenté par les états. Ces tribunaux d’arbitrages sont donc une menace pour la démocratie et l’environnement. »

a) Quelles sont d’après vous les solutions les plus efficaces pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre au niveau européen (classez de 1 : meilleure solution, à 5 : pire solution) ?

2Normes et réglementation
4Taxes
5Marchés de droits à polluer
1Subventions et investissement public
3Incitations aux changements des habitudes des particuliers et entreprises

b) Précisez pourquoi.

« L’élevage étant une des principales sources d’émission de gaz à effet de serre, le Parti animaliste souhaite réformer le système actuel des subventions de la PAC qui orientent à elles seules le modèle agricole des Etats membres. En priorité, il souhaite que les éleveurs et pêcheurs puissent être accompagnés vers une reconversion en faveur de l’agriculture végétale et de l’exploitation des protéines végétales de la mer (ex : algoculture…). De la même façon, il s’oppose au soutien financier de nouveaux élevages intensifs ou industriels.
De plus, l’échelle européenne devrait permettre de garantir que les importations dans l’Union européenne de produits d’origine animale de pays tiers proviennent d’élevages respectant les normes européennes de protection animale, et donc par ricochet de réduire la production de gaz à effet de serre dans ces pays également.
Enfin, pour limiter la consommation et donc la production de produits d’origine animale, le Parti animaliste souhaite mettre en place des politiques publiques visant à rectifier l’éducation nutritionnelle.
Ceci avec pour objectif ambitieux mais nécessaire la réduction de consommation de produits d’origine animale de 40 % d’ici 2030. »

c) Quelles sont vos propositions concernant les subventions publiques aux énergies fossiles et leur fiscalité ?

« Les énergies fossiles sont partiellement responsables de la chute du nombre d’individus de différentes espèces et du changement climatique. Leurs subventions sont à repenser drastiquement dans le but de
rechercher et de développer des solutions alternatives durables le plus rapidement possible. »

d) Quelle est votre position concernant le Pacte Finance-Climat dont le but est de créer une banque européenne du climat et de la biodiversité ainsi qu’un fonds européen climat et biodiversité ?

« Le pacte Finance-Climat, s’il applique ses engagements, constitue un premier pas vers la protection du climat et de la biodiversité, mais ce n’est pas suffisant. Nos mesures sont orientées directement en faveur des animaux en tant qu’individus. Toutefois, nombre de nos propositions permettent efficacement de protéger les individus animaux dont les deux suivantes :
● Transformer la Direction générale de l’environnement de la Commission européenne en Direction générale de l’environnement et de la condition animale et y associer une agence spécialisée
● Inciter la Commission européenne à nommer un commissaire chargé de la protection des animaux et à créer une Agence de défense des animaux de l’Union européenne Une société durable veille à un partage équitable des espaces terrestres, marins et aériens entre tous les
individus, humains et animaux, ainsi qu’à leur accès pérenne aux ressources.
Les intérêts humains, mêmes mineurs, sont toujours privilégiés par rapport aux intérêts des animaux, même les plus fondamentaux.
Les animaux sauvages sont menacés sur tous les continents et dans tous les pays. En 20 ans, la moitié des papillons de prairie ont disparu. D’ici à 2050, 38 à 46 % des espèces animales et végétales pourraient disparaître de la planète. Le déclin des oiseaux et des papillons en milieu agricole s’accélère et atteint un niveau proche de la catastrophe animaliste et écologique.
Le même constat s’applique aux océans. Des zones mortes aussi vastes que le Royaume-Uni se multiplient (40 % des coraux sont déjà morts). Principaux puits de carbone de la planète avec 50 % du CO 2 capté, les océans jouent un rôle essentiel dans le ralentissement du réchauffement climatique.
Malheureusement, l’absorption de ces quantités excessives de CO 2 a pour conséquence l’acidification des océans, qui met en péril les animaux marins et leur environnement. En cinquante ans, plus de la moitié des espèces marines ont disparu, victimes des activités humaines, notamment la pêche. »

a) Souhaitez-vous limiter l’influence des lobbys sur les institutions européennes ? Si oui, quelles mesures proposez-vous ?

« Nous souhaitons assurer l’indépendance des institutions européennes vis-à-vis des lobbies défendant des intérêts économiques ou privés. Nous proposons notamment de publier en open data toutes les rencontres entre lobbyistes et représentants de l’Union européenne (députés, commissaires, fonctionnaires, assistants, membres de cabinet…). »

b) Êtes-vous favorable à un renforcement des dispositions en matière de contrôle et limitation des conflits d’intérêts et de lutte contre le « pantouflage » (afin d’empêcher les décideurs publics d’être influencés par la perspective de poursuivre leur carrière dans le secteur privé après la fin de leur mandat) ?

« Le Parti animaliste est favorable au renforcement drastique des dispositions en matière de contrôle du passage dans un sens ou dans l’autre de décideurs / lobbyistes / industriels. Nous proposons donc :
● l’interdiction des cadeaux aux représentants de l’Union européenne (députés, commissaires, fonctionnaires, assistants, membres de cabinet…)
● l’instauration d’un délai de carence en cas de passage de secteur public de l’UE au secteur privé (revolving doors) »